Survival Semi-RP 1.21.10

Le serveur est actuellement éteint.

Lore

📘 LE LIBER AETERNUM


Chroniques du Soleil et de la Nuit


Livre I — Le Cycle Brisé


Prologue — Le Dernier Rayon


On raconte qu’avant l’âge des flammes et des ombres, il existait un moment suspendu où la Lumière et la Nuit marchaient main dans la main.
Pas en harmonie… non.
En équilibre.
Dans cette ère oubliée, les peuples vivaient selon les cycles du Sol Aeternum, un soleil immense et conscient, dont la lente rotation ordonnait les saisons et les destinées.
C’était un âge où les villes brillaient comme des prières et où les mines résonnaient comme des cathédrales.
Un âge où nul n’avait encore prononcé les deux mots qui marqueraient la fin de toute chose :


Survie…
et puissance.

Chapitre I — Les Bâtisseurs d'Or Lumière


Bien avant l’Exode, avant même que les Esprits ne soient nommés Esprits, existait l’Ordre des Bâtisseurs d'Or Lumière.


Ils ne connaissaient ni factions, ni classes, ni conflits.
Ils connaissaient seulement le Travail Sacré.


Chaque maison était dressée comme un poème,
chaque route tracée comme un serment,
chaque pont était un acte de foi.


« Le travail de la main est la prière de l’âme. »


Ce n’était pas qu’une devise.
C’était une magie.
Une magie réelle.


Plus un bâtiment honorait la Lumière, plus le Sol Aeternum offrait sa bénédiction.
Les récoltes étaient abondantes.
Les monstres rares.
La nuit douce.
Et les enfants naissaient avec des yeux où dansait l’étincelle du Soleil.


Pourtant, au cœur de ce monde parfait, dormait déjà la première fracture.

Chapitre II — La Faim de la Roche


À l’Est, sous les montagnes rouges, un autre peuple avait fait une autre découverte.


La terre n’était pas qu’un support…
Elle était un coffre.


Un coffre rempli de minerais brillants comme des étoiles captives :
fer, or, lapis, mais aussi poussière d’ombre, un minéral mystérieux, pulsant d’une énergie glacée.


Les mineurs comprirent ce que personne n’avait jamais réalisé :
si la Lumière bénissait la surface… La Nuit bénissait les profondeurs.


Ils commencèrent à creuser plus bas.
Toujours plus bas.
Au-delà des couches sacrées.
Au-delà du raisonnable.


Et là, dans une caverne abyssale, ils découvrirent la Nuit Mère.


Non pas une divinité, mais une volonté.
Une intelligence.
Un écho vivant.


Elle leur parla sans mots.
Elle leur montra un chemin où la puissance ne dépendait plus du Soleil.
Où nul besoin de bâtir, de prier ou d’obéir.


Il suffisait seulement… de prendre.


Ce fut le début de la Grande Hérésie.

Chapitre III — Le Feu du Jugement


Lorsque les premiers mineurs remontèrent à la surface, leurs yeux étaient noirs comme le vide entre les étoiles.


Ils rapportaient des minerais jamais vus, des outils forgés dans un métal impur mais redoutable.
Leurs progrès étaient rapides.
Trop rapides.


Ils ne suivaient plus le Cycle.
Ils le dévoraient.


Les Bâtisseurs, horrifiés, implorèrent le Sol Aeternum de restaurer l’ordre.


Et pour la première fois depuis la naissance du monde, le Soleil répondit par la colère.


Son feu devint plus lourd, plus brûlant.
Les rayons transpercèrent la peau des mineurs corrompus.
Leur chair se marqua de fissures brûlées.


Ils devinrent les Cendrés.


Des êtres ni tout à fait vivants,
ni tout à fait morts,
qui ne pouvaient survivre au jour qu’en se cachant sous terre ou sous armure.


Mais loin d’éteindre la corruption, le Jugement du Soleil ne fit que sceller leur destin :


Puisque le jour les punissait…
Ils firent de la nuit leur royaume.

Chapitre IV — L’Exil des Pèlerins


Lorsque les Cendrés commencèrent à attaquer les villages, les Bâtisseurs comprirent que le monde ancien était perdu.


Le Haut Conseil convoqua alors la Marche de l’Ouest :
un exil massif vers le soleil couchant, là où les terres étaient encore neuves et bénies.


Ceux qui entreprirent ce voyage furent appelés les Pèlerins.


Ils marchèrent des semaines, traversant des plaines brûlées, des forêts hantées, des montagnes fracturées.
Nombreux furent ceux qui tombèrent avant d’atteindre la Première Ville, refuge ultime avant la nuit.

C’est à cette époque que naquirent les Esprits.


Les plus sages des anciens Bâtisseurs, mourant d’épuisement, refusèrent de quitter le monde.
Ils laissèrent leurs corps derrière eux, mais leur volonté demeura.


Ils devinrent invisibles, immortels… et terrifiants.

Leur devoir :
Protéger les Pèlerins.
Punir les corrompus.
Maintenir l’équilibre.


Et surtout :
Empêcher que la Grande Hérésie ne recommence.

Chapitre V — Les Équinoxes : Ceux qui Marchent entre Deux Mondes


Au fil des décennies, certains Pèlerins et Cendrés refusèrent les extrêmes.
Ils ne voulaient ni adorer le Soleil…
Ni se soumettre à la Nuit Mère.


Ils devinrent les Équinoxes.


Ce sont eux qui construisirent les premières routes entre l’Ouest et l’Est.
Ce sont eux qui apprirent à négocier avec les deux camps.
Et ce sont eux qui découvrirent un secret plus ancien que les Cendrés eux-mêmes :


Entre le jour et la nuit existe une troisième force :
le moment où tout est possible.


Le Crépuscule.


Les Esprits les surveillent.
Les Cendrés les méprisent.
Les Pèlerins les craignent.


Mais sans eux, aucun des deux camps ne survivrait longtemps.

Chapitre VI — Le Sommeil Brisé


Quand la Nuit Mère fut réveillée, une partie d’elle s’échappa dans le ciel : un essaim de
créatures éthérées, formées de remords, de peur et de souvenirs arrachés aux dormeurs.


Les humains les appelèrent des Phantoms.


Elles sont attirées par une seule chose :
le sommeil inachevé.


Elles ne viennent pas de l’End, ni du Nether…
mais du rêve brisé du monde.


Elles ne tuent pas toujours.
Mais elles rappellent à tous que le repos est un trésor.
Une arme.
Et une faiblesse.

Chapitre VII — Le Portail Silencieux


Lorsque les Cendrés tentèrent d’atteindre l’End pour y puiser l’énergie des larmes de
dragon, les Esprits scellèrent le portail.


Une cage de bedrock fut dressée, non pas pour empêcher l’accès…
mais pour gagner du temps.


Car tous savent que si la Nuit Mère trouve le chemin de l’End,
elle y découvrira un pouvoir capable de remodeler le monde.


Pour le meilleur…
ou pour l’absolu néant.

Chapitre VIII — Le Cycle Actuel


Aujourd’hui, le monde est brisé, mais vivant.


● Les Pèlerins marchent vers l’Ouest, construisant leur salut.
● Les Cendrés dominent l’Est, survivant dans l’ombre et la ruse.
● Les Équinoxes traversent les routes instables du crépuscule.
● Les Esprits jugent, observent, bénissent ou condamnent.
● Les donjons émergent comme des cicatrices de l’ancien monde, gardant des trésors
et des horreurs oubliées.
● Les Phantoms rappellent chaque nuit que le repos est un luxe.
● Le Nether murmure les secrets du passé.
● Et l’End, silencieux, attend.


Le Cycle continue.
Brisé, mais vivant.
Fragile, mais éternel.


Et toi, voyageur, qu’es-tu ?


Bénédiction de la Lumière ?
Ombre de la Nuit ?
Ou marcheur du crépuscule ?


Le monde écoutera ton choix…
et changera avec toi.